Mortier de Marine – vers 1750

Epoque :  Vers1720-1730.

Etat: Très bon état
Matière:
Bronze, laiton, bois de noyer
Longueur:
Long. Canon 17,5 cm – Long. Totale : 57,5 cm
Référence (ID):

Mortier de Marine

Canon en bronze. Calibre 50

Platine à silex à corps plat.

Garnitures en laiton gravées au trait. Deux anneaux de grenadière.

Fût cour en noyer. Poinçons »DG » à l’avant.

Crosse « pied de vache » marquée « Charles Cazenove »

Plaque de couche marquée « Jacob de Sibenthal »

Arme rare, de belle qualité de fabrication et d’usage.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la marine a également utilisé le principe des mortiers portables embarqués sur des vaisseaux.

Fort et épais canon rond en bronze s’épaississant à la moitié et se réduisant au tonnerre, à quatre bourrelets de renfort, queue de culasse en suite. Platine et chiens col de cygne à corps ronds. Bassinet rond en fer à pare étincelles. Garnitures en laiton. Pontet en laiton découpé. Contre platine à jours. Crosse en noyer ciré, à busc garni d’une importante plaque de couche à pans sur le dessus et se prolongeant sur le dos en renfort découpé, gravé de feuillage.

L’usage de cette arme nécessitant un double allumage difficile et dangereux, le projectile puis la charge propulsive, ainsi que de savants calculs pour la trajectoire, le mortier restait une arme maniée par des spécialistes. Une fois la grenade allumée et tirée, la trajectoire courbe permet d’atteindre plus facilement le pont ou la voilure du bateau adverse que l’artillerie dont les tirs sont « directs ». Le temps de vol d’une grenade était d’environ 30 secondes, la fusée préalablement coupée à la bonne longueur mettait le feu à une charge de plus de six livres de poudre, contenue dans le projectile.

Les Français en ont fait usage en Méditerranée, principalement contre les barbaresques, et les Anglais dans la Baltique et sur la côte Atlantique lors des guerres napoléoniennes.

Historique : Les fusils grenadiers à silex ont été fabriqués dans la première moitié du XVIIIe siècle en France, Suisse, aux Pays Bas et en Angleterre. Ils étaient utilisés dans la Marine et dans l’artillerie. Bibliographie : Jurg MEIER « Les mortiers à main pour les grenadiers à cheval de l’état extérieur de Berne » in Revue de l’association suisse pour l’étude des armes et armures, n°1, novembre 2023.