Pistolet 1822 T signalisateur de marine

   

Epoque:  1822
Etat: Très Bon état général – Etat d’usage
Matière: Bois (noyer), fer et cuivre
Longueur: 45 centimètres
Référence (ID):

Pistolet monté avec des pièces du dernier modèle et à platine non signée (comme souvent pour la marine) et utilisé pour communiquer à l’aide de poudres de couleurs d’un bateau à l’autre.

Le pistolet présente une longue monture en noyer se terminant par une large spatule circulaire d’un diamètre de 10 centimètres. Elle est recouverte par un couvercle mobile assorti, étroitement ajusté, et pivotant vers la droite après retrait d’une petite targette en forme de crochet.

A l’avant de la spatule l’étanchéité du système est assurée par un rabat de cuivre fixe et une lame de même métal sur la pièce pivotante, le tout s’ajustant pour la fermeture en diagonale se refermant de gauche à droite.

Une fois ouverte, après retrait de la targette, cette partie mobile laisse apparaître, insérée dans le corps de la monture, un canal en cuivre à larges bords partant de la queue de culasse pour aboutir à une coupelle du même métal épousant en creux la forme de la spatule et fixée en bordure sur cette dernière par de petits clous.

Pour sa part, l’ensemble tournant s’articule autour d’un lien en fer assujetti à l’avant par deux vis sur le bois et à l’arrière, après décrochement, par une vis tenant lieu en même temps de pivot et prenant un peu à l’avant et à gauche de la queue de culasse. Là se conclut la partie spécifiquement « système » du matériel.

L’utilisation est en soi très simple et relève de la pyrotechnie de base. Une fois la partie pivotante formant le couvercle ouverte, il suffisait de remplir le canal joignant la cheminée à la cuvette, ainsi que cette dernière, d’une composition facilement inflammable quelconque. La fermeture du couvercle assurait une relative étanchéité ainsi que le transport sur courte distance, mais de préférence à l’horizontale pour éviter toute déperdition ou tassement de la charge. En ce qui concerne la mise en oeuvre proprement dite, il suffisait de dégager le couvercle, d’armer le chien, de garnir la cheminée d’une capsule d’amorçage et de tirer. La flamme produite par l’amorce initiait alors le pulvérin du canal qui transmettait le feu à la charge de la cuvette, produisant ainsi une vive illumination de quelques secondes.

Compte tenu de l’effet de signalisation recherché, il est probable que plusieurs couleurs de feu pouvaient être employées en fonction de la nature des missions ou des situations sur le terrain (blanche, bleue, verte, rouge…) selon un code préétabli.

Sur le plan purement tactique il semble du reste que l’arme n’était vouée qu’à des tâches limitées et à courte ou moyenne portée, alerte ou signalisation de position principalement.

Il est certain par ailleurs qu’elle a été largement employée dans les troupes coloniales, qui dépendaient alors de la Marine, pour leurs missions à terre, soit en interne, soit en liaison avec des navires, en particulier en milieu hostile ou incertain, et ce en fonction des missions et des circonstances.

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