Paquebot « LE NORMANDIE » – MEDAILLE BRONZE

Epoque: 1935

Poids : 147.59 g, Diamètre : 68 mm, Pays d’émission : France
Etat: Très Bon Etat. Qualité : Sup, Boite d’origine
Matière:
Longueur:
Référence (ID):

Vernon Jean : Compagnie Générale Transatlantique – Paquebot Normandie – 1935 Paris.

Bronze, Art-Déco, 68 mm – 147.59 g – 12 h. Poinçon Corne d’abondance. Giard.371. M.333. Sup.

Av. Femme debout débridant un cheval marin qui se cabre hors des flots. A l’exergue : NORMANDIE – signature : Jean Vernon.

Rv. ‘NORMANDIE’ – 79280Tx. Vue du paquebot Normandie de trois quarts. A l’exergue : Cie Cle TRANSATLANTIQVE – French Line – LEHAVRE-NEW-YORK =1935=

Le Normandie est un paquebot transatlantique de la Compagnie Générale Transatlantique. Il fut construit par les Chantiers de Penhoët à Saint-Nazaire en 1932. Il fut, après seulement quatre ans de service réquisitionné, et renommé USS Lafayette par la marine des États-Unis afin d’être converti en transport de troupes.

Souvent cité comme le plus beau paquebot jamais construit, il reste aujourd’hui l’un des plus luxueux paquebots de l’histoire.

Notes : Le NORMANDIE restera le plus grand et le plus luxueux paquebot jamais construit pour la Compagnie Générale Transatlantique. C’était le plus grand navire du monde à sa mise en service en 1935, et ce jusqu’à l’achèvement de QUEEN ELIZABETH en 1940. Sa carrière fut écourtée par la Guerre mais ses caractéristiques techniques, son style, le luxe de ses emménagements, sans oublier, bien sûr, ses records de vitesse, en ont fait – pour toujours – l’archétype du paquebot transatlantique. Sa réputation a depuis longtemps fait le tour du monde et, pour toutes ces raisons, il ne sera jamais sans doute complètement oublié.
NORMANDIE est mis en service le 29 mai 1935 sur la ligne Le Havre-New York et remporte le Ruban bleu dans les deux sens dès son voyage inaugural, ce qui en fait donc à l’époque également le paquebot le plus rapide du monde. Ce titre lui sera repris par QUEEN MARY en août 1936. NORMANDIE le reprendra en 1937 avant de le céder définitivement à QUEEN MARY en août 1938. Entre les traversées record de 1935 et de 1937, la vitesse moyenne de NORMANDIE passera de 29,98 noeuds à 30,58 noeuds dans le sens est-ouest et de 30,31 noeuds à 31,20 dans le sens ouest-est. NORMANDIE était capable de traverser l’Atlantique Nord en un peu moins de 4 jours.
Durant l’hiver 1935-1936, le navire reçoit de nouvelles hélices ainsi que des ailerons de passerelle modifiés et un nouveau salon à l’arrière. Les lettres lumineuses portant son nom et apposées à l’origine entre la deuxième et la troisième cheminée – une première mondiale ? – sont retirées pour agrandir le terrain de tennis. Son tonnage atteint alors 83.000 tonneaux, ce qui lui permet de conserver son titre de plus grand navire du monde devant QUEEN MARY.
En 1938 et 1939, il effectue, en plus de ses traversées régulières, deux croisières en Amérique du Sud, au départ de New York. Trois films longs métrages sont également tournés à bord en 1937, 1938 et 1939.
Au cours de l’arrêt technique de l’hiver 1938-39, ses canots de sauvetage sont entièrement repeints, à titre d’essai, dans une couleur beige-orangé. Le 24 août 1939, NORMANDIE quitte Le Havre pour la dernière fois et accoste au pier 88 de la French Line à New York le 28, au terme de sa 139ème traversée régulière. Il devait repartir pour l’Europe le 30 mais le départ est annulé le matin même et le 6 septembre, il est désarmé, à proximité de QUEEN MARY, son grand rival. Depuis sa mise en service en mai 1935, NORMANDIE a transporté 133.170 passagers sur l’Atlantique Nord, soit en moyenne 958 par traversée.
En décembre 1941, le navire est saisi par l’U.S. Maritime Commission puis confié à l’U.S. Navy et rebaptisé LAFAYETTE. Un projet de transformation en porte-avions est ébauché puis abandonné au profit d’une conversion en transport de troupes. Le 9 février 1942, à quelques jours seulement d’une nouvelle carrière – il devait quitter New York le 14 -, un ouvrier occupé à découper au chalumeau les supports métalliques des quatre lampadaires du grand salon des Premières classes met le feu à des brassières de sauvetage entreposées à proximité. A cette date, le paquebot est toujours amarré au pier 88. De crainte de voir le feu se propager aux installations portuaires, les pompiers et les bateaux-pompes de la ville de New York déversent des trombes d’eau sur les superstructures du navire. Déséquilibré, NORMANDIE chavire dans la nuit du 9 au 10 février. L’incendie a fait une victime, parmi les ouvriers.
Pour dégager le paquebot et le renflouer – sa coque et ses machines sont intactes -, il faudra le découper jusqu’à la hauteur du pont promenade. Après plus de vingt mois d’effort, l’épave est redressée. En novembre 1943, elle est remorquée vers un chantier de Brooklyn. Plusieurs projets de reconstruction sont envisagés puis écartés en raison de leur coût. NORMANDIE est finalement vendu à un ferrailleur de Newark en octobre 1946. Sa démolition s’achèvera en octobre 1947.
En compensation, la Compagnie Générale Transatlantique se verra attribuer en 1946 le paquebot allemand EUROPA, qui sera transformé et remis en service en 1950 sous le nom de LIBERTE.

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